Jeudi 17 février 2005


    Avec un ciel comme ça, j’ai l’impression de faire des belles photos.

    Bon, pour être franc, je pense que c’est plutôt du aux bonnes conditions météo. Le froid sec, la proximité de la mer ou tout simplement le vent chassent le smog, et il n’est pas rare d’avoir de splendides couchers de soleil.

    Encore faut-il pouvoir en profiter, car la vue est bien souvent obstruée d’immeubles (comme c’est un peu le cas ici), de pylônes ou de monstres verts en ballade (ça c’est plus rare). Pour voir de beaux cieux, c’est parfois plus simple de regarder un documentaire sur NHK (la chaine publique).

    A force d'y être confronté tous les jours, j'ai probablement perdu un peu du recul par rapport à cette ville mais tout ceci est probablement expliqué par cela.

Mercredi 16 février 2005


    Voici le petit dernier de ma propriétaire, un splendide spécimen de Shiba-ken, le chien japonais par excellence. Ils sont une dizaine à se partager la maison et le jardin. Le soir quand je rentre crevé du boulot, ca met un peu d’ambiance.

    En dépit du coté ultra attachant de cet animal, je dois quand même avouer que c’est une sacrée couille molle. Juste avant de prendre la photo, il faisait le con, courait partout, jappait à coeur joie, bref, la vie était belle.

    Mais il a suffit que je passe mon objectif au dessus du petit portail qui nous séparait pour que l’on ait droit à un brusque arrêt sur image. Angoisse, effroi, j’ai à peine eu le temps d’appuyer sur le déclencheur avant que notre vaillant samuraï à poil court se fasse la malle...

Mardi 15 février 2005



    Comme les cerisiers au printemps ou les érables en automne, les pruniers sont un de ces moments fédérateurs du calendrier japonais.

    Touche de couleur en attendant des jours meilleurs, les fleurs succèdent à la rigueur du nouvel an.

    C’est de ce même arbre que proviennent les prunes confites au sel. Les évoquer me rappelle les commentaires enthousiastes de ces privilégiés qui ont eu la chance d’y goûter.

    Du plus littéraire « ça sent le punais ! » au plus emporté « mais comment tu peux bouffer cette merde ?!», le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles font marcher les glandes salivaires.

    C'est pas grave, je pense aux fleurs...

 



 
 
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