Samedi 21 mai 2005

RTT



    Trouvé un soir en semaine chez Starbucks Coffee, le sujet se repose confortablement  après une dure journée de labeur. Pendant ce temps, un groupe de lycéennes me souriaient d'un air complice.

    A l'image de ce Starbucks, certaines enseignes cherchent à se démarquer de la concurrence en aménageant un coin plus "cozy". Cela se manifeste à grand renfort de tables basses et de  fauteuils de salons en sky. La première fois, l'approche m'a paru originale mais après avoir souffert de l'absence d'intimité, et constaté l'usage répété du même mobilier, j'ai trouvé un décalage avec l'environnement, un manque de naturel. Pis encore, avec le temps, la plupart des chaînes locales où importées (Excelsior-Doutor, Tully's, Segafredo, St marc, Café de crié) ont copié à outrance le modèle Starbucks et le consommateur se retrouve avec un seul modèle économique, tout est bien standardisé et les différences sont devenues esthétiques...

    Heureusement, le café est bon et les employés, en dépit d'une nombreuse clientèle pour les magasins les mieux placés, ne viennent pas bousculer les clients. C'est tout juste si on peut voir un écriteau demandant poliment aux professeurs de langues sans classe fixe de ne pas squatter une table pendant des heures.

 
Jeudi 19 mai 2005

H2O

Mercredi 18 mai 2005

    Avec la conclusion de cette série de portraits, j'en profite pour faire un petit retour en arrière sur l'Exposition Universelle d'Aichi. Celui-ci a eu lieu le deuxième jour de notre visite.

    Pour situer l'action de manière brève (et didactique), Aichi est le département dont Nagoya est le chef lieu. Et Nagoya c'est tout simplement la troisième zone urbaine japonaise en population, derrière Tokyo-Yokohama-Saitama et Osaka-Kyoto-Kobe.

    Malgré un manque total de préparation pour la visite de l'Expo, le pavillon de Toyota en particulier avait retenu notre attention pour diverses raisons.

    Aichi est le fief de Toyota, et pour l'exposition universelle, Toyota se devait de montrer qu'elle était sur ses terres en réalisant le pavillon le plus réussi.

 

    D'après un article de journal que nous a montré notre hôte ci-dessus (le père et grand père de ces deux là...), le pavillon est un franc succès et arrive en tête de classement en terme de popularité. Celui-ci, à coté des procédés de construction en total harmonie avec l'environnement et de l'esthétisme architectural (les goûts et les couleurs), avait pour attraction un spectacle mettant en scéne les réalisations technologiques de Toyota.

    L'intérêt que nous avions pour ce spectacle résidait dans les robots qui l'interprétaient. Avec le recul, je crois que ma motivation réagissait à des souvenirs. Ce sentiment incarnait la réalisation d'un vieux rêve de gamin, un futur où je voyais des robots évolués autour de nous. Sans cette motivation, nous n'aurions pas vu grand chose. Et j'ajouterai que le manque de préparation était lui aussi prémédité pour ménager la découverte.

(une charmante Chinoise...)

    Revenons sur le parcours du combattant par lequel nous avons dû passer avant d'arriver au spectacle.

    La première journée, après avoir déchanté en voyant les files d'attente devant les pavillons, le soir, nous avions élaboré un plan infaillible pour pouvoir visiter non seulement Toyota mais aussi une grande partie des pavillons, naïfs...



    Levés vers 5h (en fait, plus moi que les deux autres), et après une préparation au radar et un petit déjeuner au lance pierre, nous avons réussi à prendre le second train de la journée. Cela donne une sensation étrange de découvrir les couloirs vides des gares et les places libres dans le train qui sont normalement bondés.


    Fort heureusement, ce manque a bien vite été comblé et au fil du trajet, les gens nous ont rejoint. Petit à petit, les wagons se sont remplis et j'ai eu la joie de me retrouver dans un environnement plus classique. Il faut alors lutter contre une marée réglée sur cycle court, qui monte ou descend en fonction de nos rencontres avec les gares. Quand notre wagon s'est finalement démoulé sur le quai de destination, nous n'avions plus qu'à nous répandre doucement vers l'entrée de l'expo.

(un businessman indien)

    Là a commencé la seconde partie du cauchemar, une heure d'attente en huit-clos à trois au milieu de plusieurs milliers de personnes. Heureusement, grâce à Stéphane nous n'avons pas vu le temps passé. Il a trouvé les mots justes pour nous motiver afin que nous nous accrochions jusqu'au bout pour obtenir les places chez Toyot.

Je dois dire que sans lui nous nous serions levés à 5h en vain (en fait surtout moi). Stéphane, je profite de cette occasion pour te dire, du fond du coeur (si si, j'y tiens), un grand Merci!

    (extrait de dialogue entre Olivier et Mathieu en train de rushés vers la file d'attente:
- Tu crois que ça va le faire?
- Je sais pas, j'espère en tout cas!... Tiens, au fait?
- oui?
- il est ou Stéph?
- Bin, il a dit que c'était pas la peine car il y avait dix fois trop de monde et que ça l'intéressait pas de faire la queue pour se casser les dents, et que il y avait plein d'autres pavillons qui étaient surement aussi intéressants, et que...
- ahh d'accord...
fin de l'extrait)

 
    Il nous a retrouvé dans la file et après un enjambement de barrière cher au style franco français (mon cher père, souviens toi lorsque nous sommes passés devant tout ces gens qui avaient fait religieusement la queue à l'entrée de la cité du Vatican, c'est péché...), un peu avant 9h, nous avons finalement récupéré trois places pour la séance de 12h50.

 
    Allez, un peu d'arithmétique! Sachant que le chapiteau peut accueillir 800 personnes, qu'il s'agissait de la 5ème séance de la journée, que les portes ont été ouvertes à 8h30, on peut en déduire qu'en moins d'une demie heure, environ 3200 personnes sont passés devant nous. On est bien peu de chose...

 
    Pour finir, je ne parlerai pas du spectacle pour les deux raisons suivantes:
- Certaines personnes n'y sont pas allés et je préfère leur laisser la surprise.
- Je vais me coucher...
 

    (Je vous rassure, nous n'avons pas fait que Toyota cette journée là, il y avait aussi le Népal!)

Lundi 16 mai 2005
Dimanche 15 mai 2005
En bref, l'Espagne et le Bouthan...




 
 
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