Mercredi 31 mai 2006
    A l'image de mon pchan des pays du nord, lors de notre périple nous avons frolé l'enfer en passant par les jigoku d'Unzen.

    Les jigoku sont des sources souffrées que l'on peut normalement approcher d'assez prêt.

    "normalement" car là, elles étaient en réfection et que c'était normalement fermé au public.

    "normalement" car nous avons fait le mur (la japonaise rencontrée la veille est partie en tête...).

    En arrivant à la pause de midi, nous avons pu assez facilement déjouer la surveillance des travailleurs du chantier.


    Après avoir bien profité de l'odeur de souffre, nous avons dégusté un tamago onsen, un oeuf dur cuit dans les sources. Grâce à l'effet de cette trempette, les oeufs sont réputés bon pour la santé (à l'instar de nombreux aliments japonais).

    Ces mêmes sources ont d'ailleurs servi à bouillir les chrétiens dont je parlais l'autre jour (vous reprendrez bien un oeuf?).

    Aujourd'hui, les distractions sont plus orthodoxes et la ville d'Unzen est devenu une station thermale bien tranquille...
 
Mardi 30 mai 2006
    Notre troisième et dernière étape à Kyushu était Kagoshima.

    Afin de rallier l'auberge de jeunesse qui devait nous accueillir, nous avions prévu de faire la liaison entre le port de Shimabara et celui de Kumamoto avec le ferry. Puis de Kumamoto, un train express et le tout nouveau shinkansen nous emmèneraient tels des samuraîs des temps modernes à Kagoshima.

    Si la deuxième partie du trajet s'est déroulée telle que décrite (sans le chonmage ni le katana), un imprévu a quelque peu modifié les plans pour la première partie.

    Dans l'auberge de jeunesse de Nagasaki, au cours d'une conversation entamée lors du petit déjeuner entre la tranche de saumon grillé et le bol de soupe miso, une japonaise nous a expliqué qu'elle avait prévu un trajet similaire au notre. Sachant qu'elle comptait rejoindre Shimabara en voiture de location, elle nous a proposé d'unir nos portes monnaie pour mener la  voiture à bon port. Cette option nous laissant plus de liberté, nous avons accepté sa proposition sur le champ.

    Si je me souviens bien, c'est le lendemain matin peu avant de partir que j'ai appris qu'un coréen se joindrait à notre équipage. Après la location, je me retrouvais avec le volant entre les mains comme cadeau de vainqueur, et les trois autres avec un chauffeur qui n'avait pas touché la dite récompense depuis six mois. Enfin, nous partîmes à l'assaut de la péninsule Unzen, le coeur léger.

    Après avoir roulé pendant deux, trois heures sur de la nationale classique avec family restaurant (l'équivalent japonais du flunch ou de la courte paille), combini (la supérette ouverte 24h sur 24) et pachinko (la salle de billard électrique...) comme décor monotone, celui-ci se transforma en une suite de lacets de montagne au milieu d'une forêt de Sugi monochromes. Notre Ford T (avec toit) se retrouvait à naviguer sur une route à géométrie variable, parfois juste à sa largeur. Le chemin était heureusement peu fréquenté.

    C'est à mi-course de la traversée de la forêt qu'une pause a été improvisée du haut de l'observatoire qui surplombait cette vallée.


    J'ai omis de dire que l'imprévu en était un heureux...
 
Lundi 29 mai 2006

    La statue de la paix du parc de la paix de Nagasaki est l'oeuvre du scuplteur Seibo KITAMURA. Elle a été réalisée pour commémorer le 10ème anniversaire du bombardement.

    J'ai été assez surpris de la retrouver. Je l'avais déjà croisé dans le musée dédié au sculpteur qui se trouve dans le zoo (à coté?) du parc Inokashira.

    Pour le petit commentaire, le personnage au centre et au premier plan est un chauffeur de Taxi. Le port d'un uniforme avec casquette à l'appui ne se fait plus à Tokyo et je trouve que c'était un de ces détails qui m'évoquait un Japon d'autrefois. En y repensant et en comparant l'ambiance nonchalante de Nagasaki à celle de Tokyo, je me demande s'il ne serait pas gracieusement entrain de prendre du temps sur sa course pour guider son couple de clients.
 
Dimanche 28 mai 2006
    La deuxième étape du voyage fut Nagasaki.

    En dépit des évènements qui l'ont rendu mondialement célèbre, Nagasaki était auparavant la ville qui servait de relais avec le Monde lorsque le Japon était fermé. A travers Nagasaki, les influences européennes mais aussi chinoises ont transité pendant plusieurs siècles.

    Les échanges étaient entre autres commerciaux, technologiques mais aussi de nombreux courants religieux. Nagasaki a ainsi accueilli la première communauté chrétienne. La photo provient du Kofuku-ji, un temple bouddhique chinois de zen Obaku.

 
Samedi 27 mai 2006

    ... un.

    Les gardiens (et lions/chiens) à l'entrée des temples vous acceuillent toujours avec ces deux syllabes au bout des lèvres. J'en ai d'ailleurs oublié le sens.
 
 
 
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