Vendredi 15 juillet 2005

    Hier soir, fête nat  dans une authentique copie de bistrot français.

    Dans le cas des serveurs, la similitude ne s'arrête pas à l'uniforme, ils ont poussé le détail plus loin en adoptant la qualité du service si chère à notre nation.
 
    - Pardon, excusez moi...

    - QUOI?!

    - Dans la famille pète-sèche, je voudrais la fille...

    - HEIN?!

    - désolé, un moment d'égarement, pourriez vous me resservir de cette excellente tête de cochon? je crois que je suis en manque de collagène...

    Heureusement, je me suis fait un nouveau pote, en trois mots ça donne: "la grande Classe". C'est le genre de personne qui parle de plus en plus de langues au fur et à mesure que la soirée avance et que les bouteilles se vident.
   
 

    Après avoir tenté de butiner les chrysanthèmes des alentours, ce papillon en smoking s'est crashé "en finesse" parmi nous. Suite à un laps de temps consacré au réétalonnage du gyroscope, nous engageâmes la conversation dans un élan commun de fraternité, cet accent se prêtant si bien à cette belle journée. Le summum de la discussion fut sans doute atteint lorsqu'il m'avoua, en toute relativité, qu'il était "un chaud lapin" (en français dans le texte). Une fois cette échange de tuyaux sur le marché de la carotte en ébullition terminé, j'assistai à une scène d'anthologie. En effet, mon nouvel ami d'un soir avait décidé de rejouer rien que pour moi le décollage de l'albatros dans Bernard et Bianca, un passage  si cher à mon enfance...

    Et je voyais ce héraut des temps modernes s'éloigner vers de nouvelles aventures ("excusez moi, je peux m'asseoir à coté de vous?"). Au milieu de cette faune civilisée, notre chasseur faisait fi de la bienséance car c'est un des privilèges qui semblent être accordés aux vieux briscards des sociétés patriarcales.

 
 
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