
J’étais sur le point d’atteindre cette fameuse porte lorsque un jeune chinois m’interpela. « Excuse me sir, do you want to see our exhibition? It’s free…» …Ok, ça roule.
Chaque peinture traditionnelle fut passée en revue (you know horse is symbol of success, and peach of longevity, en boucle tout du long) et si l’exposition était gratuite, les oeuvres ne l’étaient bizarrement pas et le traquenard se dévoilait petit à petit. Etant peu réceptif à cette force de vente, l’étudiant qui s’occupait de moi fut bientôt remplacé par une étudiante (charmante de surcroît, ah les fourbes...).
Rechignant à céder mon pécule, j’argumentais sur le fait que je vais faire un long voyage et que je ne peux malheureusement pas me charger. Ok, ils me laissèrent partir sans participation financière de ma part. Cependant à la fin de la discussion la jeune femme me demandait quels étaient mes projets pour le lendemain. Lui ayant expliqué mon intention d’aller visiter la grande muraille, celle-ci m’annonça qu’elle connaissait la meilleure agence de Pékin tenue par un de ses oncles... Quelqu’un passait me récupérer, une fois tout les membres réunis, nous partions toute la journée à la grande muraille et à la tombe de Ming, le repas du midi était compris et le retour jusqu’à l’hôtel était également inclus. Les prix s’avérant être la moitié de ce que proposait l’hôtel, c’était assez intéressant même si un peu plus cher que ce dont on m’avait parlé. Après lui avoir reconfirmé le tarif et laissé mes coordonnées, je prenais congé et me dirigeais en fin vers l’entrée de la cité.
J’achetais un ticket d’entrée et louait un guide audio qui me servait de plan en même temps. Celui ci indiquait par une petite led rouge clignotante la position actuelle, les led allumés correspondaient aux endroits non-visités, et celles-ci s’éteignaient au fur et à mesure de l’avancement dans la visite. La cité étant immense, la fin de ma matinée et une grande partie de l’après midi fut consacrée à une visite très intéressante mais non exhaustive, il me restait en sortant trois ou quatre led allumées.
En prévision de la sortie du lendemain, j’allais ensuite chercher un distributeur de nerf de la guerre, puis de retour vers l’hôtel, je m’arrêtais dans un restaurant de canard Pékinois et me retrouvais à table avec un couple de chinois et deux chinoises de Shangai. Ils ne parlaient que Chinois et moi toujours pas, mais grâce aux caractères chinois nous parvinrent dans une moindre mesure à « communiquer » et passer un moment agréable. Je rentrais à l’hôtel et après avoir entamé la rédaction de ces articles, je me couchais épuisé.



