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Comme chaque année pour fêter le retour des beaux jours, le quartier de Jiyugaoka avait organisé un matsuri le week end dernier. Si l'année dernière cela avait été un fiasco à cause des trombes d'eau, cette fois la météo était au rendez vous et, par adéquation, la foule aussi.
"Matsuri" signifie littéralement "festival". Quand le matsuri est organisé par un quartier, c'est normalement l'occasion pour le voisinage de se rencontrer et généralement, c'est une fête à la fois populaire et religieuse car le sanctuaire shinto du coin est bien souvent dans le coup. Je vais pas trop m'étendre car ce matsuri là s'appelle le festival "Marie Claire" (en japonais dans le texte...).
Il tire son nom de la rue Marie Claire qui longe la sortie sud de la gare. Le nom de la rue vient bien sûr du magazine et a probablement été sponsorisé (désolé, pas le temps de gougoulé tout ça). Donc, cette fois, ce sont les marchands du temple qui mènent la danse et le quartier étant justement bien achalandé en magasin de vêtements, articles de modes, produits cosmétiques, et autres artefacts design, les évènements troquent leur style traditionnel contre un genre résolument occidental.
En opposition aux rangées de Yatai (les échoppes japonaises qui parfument de graillon tout Matsuri digne de ce nom), les rues sont envahies par des stands très "chics", qui vendent bijous et breloques, boissons et gâteaux, et toutes sortes d'autres accessoires, au risque de me répéter, de facture occidental. Pour couronner le tout, on trouve même une estrade où défilent artistes et musiciens, donnant un air de quatorze juillet idyllique à l'ensemble. Le mythe d'une culture européenne aseptisée reste très porteur.
C'est probablement paradoxal pour un lecteur français, mais ce festival est original pour nos amis locaux et, vu le mal que j'ai eu pour circulé dans les allées, ce concept remporte un franc succès.
par MP
publié dans :
iroiro





