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Dimanche 20 mars 7 20 /03 /Mars 00:00

    Je suis un peu embêté pour mon post de la journée car je vais évoquer un sujet en rapport avec la photo du post d’hier. La photo d’aujourd’hui aura l’effet de donner un petit coté fétichiste à ce blog (j’espère que demain j’aurai pas des commentaires de lécheurs de pneux Bridgestone).

    Donc pendant que j’étais en train de siroter mon royal milk tea dominical, j’ai eu l’occasion d’apercevoir un de ces oiseaux rares pas forcément en phase avec leur société.

    J’étais dans un café (cf photo) que j’apprécie tout particulièrement pour la grande baie vitrée de son deuxième étage. Celle-ci donne sur une large place encadrée par des magasins et une gare.

    Le fameux café se situant à l’opposée de cette dernière, on a l’impression d’assister à une représentation théâtrale où les badauds et véhicules défilent avec en arrière plan les trains qui passent. Le tout est posé sur un fond urbain qui donne un je ne sais quoi de fenêtre sur cour à l’ensemble.


    De la baie vitrée, on peut apprécier les allées venues de tout ce petit monde. Le quartier étant très vivant, les véhicules qui transitent sur la place sont essentiellement des taxis ou des bus. Petite parenthèse, les taxis japonais sont généralement très bien entretenus et arborent les couleurs de leur employeur. Ils permettent avec les bus de faire la connection avec les quartiers résidentiels jouxtant cette ville dans la ville.

    Tout ça c’est un peu descriptif, mais je pensais que ça permettrait de bien situer le lieu avant de passer à l’action. Pour ceux qui sont déjà venus ça leur évoquera (je l’espère) des bons souvenirs...

    Et donc du haut de mon trône, j’assistais au va-et-vient continu des taxis. Ces voitures avec leurs habits d’apparat, leur couleurs chatoyantes, illuminées la nuit tombée, tout leur donnait l’air de grandes dames vêtues de robes affriolantes et parées de leur plus beaux bijoux pour un bal à la cour.

    Et dans ce perpétuel mouvement, je discernais comme un pas de danse savamment orchestré. Les belles dames arrivaient par la droite, passaient à mes pieds puis effectuaient une volte qui les amenaient devant la gare. Alors, elles repartaient d’où elles venaient après avoir entrainées leur cavalier et ainsi s’achevaient leur valse.

    Pour rompre la monotonie de ce spectacle, un personnage essentiel à toute cour fit son apparition, le bien nommé fou du roi. Pour l’occasion, il s’était improvisé maître de cérémonie et de manière redondante, il avait décidé de faire la circulation à grands renforts de gestes et autres interpellations verbales.

    Le jeu de la cours est bien dur à décrypter et si la plupart des grands de ce petit monde l’ignorait, à en juger par les gesticulations de notre ami, j’ai cru comprendre que certaines grandes dames bienveillantes le remerciait parfois d’un signe pour sa précieuse assistance.

    Fin du premier mouvement, la suite demain

 

Publié dans : iroiro
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