Lundi 27 février 2006

    Parmi toutes les photos ramenées lors de mon voyage transibérien, j'aime beaucoup ce portrait (environnemental).


    J'ai eu la chance de rencontré cette jeune femme tatare dans la principale rue commerçante de Kazan, capitale du Tatarstan.

    L'année 2005 était consacrée au millénaire de la fondation de la ville et à cette occasion de nombreux travaux de démolitions avaient été entrepris...


    ... mais à coté de cela beaucoup de bâtiments avaient été complètement rénovés dont notamment le Kremlin de Kazan.

    Petite parenthèse, le Kremlin est de nos jours associé au siège du pouvoir russe à Moscou mais traditionnellement cela correspond à la partie fortifiée de nos villes françaises et on en retrouve dans de nombreuses villes.

    Celui de Kazan a la particularité d'accueillir une église et une mosquée dont voici une photo.


    Lors de cette (trop brève) visite, j'ai aussi fait la connaissance d'un Tatare étudiant en Turquie et en vacances chez ses parents.

    Il m'a fait visité succintement la rive tatare de la ville et m'a aussi expliqué assez simplement la récente histoire du peuple Tatare. J'ai eu droit à un bref résumé des guerres qui les ont opposé aux Russes et qui se terminèrent par la scission de Kazan entre la ville russe et le ghetto tatare. Mon guide m'a montré la mosquée que Catherine (j'ai oublié laquelle) leur a accordé en reconnaissant la liberté de culte aux musulmans.

    Avant de reprendre le train, nous avons fait la visite du musée de Gabdullah Tukai, le poète Tatare dont on peut voir le portrait ci-contre.

    D'après mon guide, celui-ci a eu un rôle très important car il a ressourcé la conscience tatare en leur faisant prendre conscience de leur nation. C'est notamment l'auteur de l'hymne Tatare.

    Une petite précision, si le Tatarstan n'a pas obtenu son indépendance à l'instar des autres "pays-stan", lors de la chute de l'ex Union Soviétique, c'est parce que la communauté tatare représente moins de la moitié (43%) des gens résidants au Tatarstan.

    Durant notre discussion, sa description du communisme fut particulièrement intéressante.  Il m'expliqua en effet que pour le peuple Tatare, cette période n'était pas purement négative. Selon lui, même si le communisme a balayé toutes traditions et cultures, il aura au moins servi à abolir les ségragations dont souffrait les Tatares, tout le monde étant traité au même rang.

    Mon ami Tatare relativisait cependant en disant qu'il préfèrait sa liberté de maintenant...

 
 
 
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