A l'instar de mes pairs (aussi bien là que là), je me risque ce soir dans
un article sur la gastronomie. En effet, plutôt que de rester le postérieur
vissé dans mon fauteuil, j'ai décidé de faire vibrer cette fibre si chère à mon
patrimoine.
Dans des temps pas si éloignés, mon cher paternel m'enseignait la quintessence de l'art culinaire. Il a sa manière unique de présenter "La Cuisine". Par exemple, si la tomate entrait dans la composition d'une recette, il s'en saisissait d'une puis me regardant droit dans les yeux, il commençait la leçon par ces termes : "Tu prends une tomate, tu la plumes, tu la vides...". Une tartiflette était le festin de la soirée? Qu'à cela ne tienne : "Tu prends un reblochon, tu le plumes, tu le vides...". J'ai beaucoup appris grace à mon père et, ce soir, en repensant à tout ça, je me suis dit tout à coup "C'est décidé, aujourd'hui tu vas mettre en application ce que ta mère t'as enseigné! à priori, ça vaut mieux pour cette fois...". N'y tenant plus, je bondissais hors de mon siège et d'un pas laurel et hardi, je me dirigeais vers la cuisine.
Dans des temps pas si éloignés, mon cher paternel m'enseignait la quintessence de l'art culinaire. Il a sa manière unique de présenter "La Cuisine". Par exemple, si la tomate entrait dans la composition d'une recette, il s'en saisissait d'une puis me regardant droit dans les yeux, il commençait la leçon par ces termes : "Tu prends une tomate, tu la plumes, tu la vides...". Une tartiflette était le festin de la soirée? Qu'à cela ne tienne : "Tu prends un reblochon, tu le plumes, tu le vides...". J'ai beaucoup appris grace à mon père et, ce soir, en repensant à tout ça, je me suis dit tout à coup "C'est décidé, aujourd'hui tu vas mettre en application ce que ta mère t'as enseigné! à priori, ça vaut mieux pour cette fois...". N'y tenant plus, je bondissais hors de mon siège et d'un pas laurel et hardi, je me dirigeais vers la cuisine.
D'abord tenté par un plat roboratif, j'avais dans l'idée de me faire
quelques moukraines. Mais, ouvrant la porte de mon frigidaire (je vous ferai
grâce d'une photo pour le moment), quelle ne fut pas ma surprise en découvrant
le vide. L'ambiance n'était pas sans me rappeler le marché de
Rungis en fin d'après midi et j'entendais même une voix de maraîcher résonnée
dans ma tête. Celle-ci me tint à peu près ce langage: "ah mais non monsieur!
vous arrivez après la bataille! le marché c'est le matin! ha, je vous jure ces
provinciaux... (va donc et fonctionnaire!)".
Etant décidé à ne pas laisser s'échapper cette fugace inspiration,
j'enfourchais mon fidèle destrier pour aller dévaliser le drugstore du coin. Le
méfait commis, je revenais la besace chargée de victuailles et de retour dans ma
tannière, la table de la cuisine n'en croyait pas ses yeux. Un avocat... à
point! Une tomate... bien mûre? (oui pas facile par ici), quelques feuilles de
roquettes, des pousses de broccoli, un citron jaune et, cerise sur le gâteau,
des noix de Saint-Jacques, ce soir c'est jour de fête...
Après avoir épépinée la tomate, je la réduisais en morceaux. Je dénoyautais
ensuite mon avocat pour lui faire subir le même sort. Les tomates furent mises à
rendre leur jus dans une passoire et l'avocat dans un bol à mariner avec le jus
du citron. Pendant que ces deux-là se la coulaient douce, j'éminçais mes noix de
Saint-Jacques et les ajoutais à tremper avec l'avocat (NDFR: objection!). Afin de parfaire la marinade, j'y incorporais les tomates puis
versais sur le tout un peu d'huile de noix, d'huile d'olive, et du vinaigre de Xéres. Pour
conclure cette étape, après avoir recouvert le bol de cellophane, je rangeais la
mixture dans le frigo et hop! à Créteil!
Au bout d'une heure, je ressortais le bol et les légumes restants (la roquette et les pousses de broccoli pour ceux ont du mal à suivre). Je dressais quelques feuilles de roquettes (là.... tout doux Sultan...) dans un saladier et disposais la marinade dessus après l'avoir égoutté. Pour agrémenter l'aspect visuel, je parsemais le tout de pousses de broccoli et concluait l'affaire en salant et poivrant pour obtenir ça:
Commentaires
ca l'air fameux ta recette mais cela me semble etre une bien maigre pitance cher ami
commentaire n° : 1
posté par :
KM
(site web)
le: 15/06/2005 19:36:00
a propos de toshop je trouve que l'etiquette du vinaigre que tu as utilise passe mieux en NB.
commentaire n° : 2
posté par :
KM
(site web)
le: 15/06/2005 19:58:07
Miam,miam... cela n'a pas changé, tjrs il faut plumer et vider. La manière dont tu racontes m'a fait bcq rire.
Visite au site en clin d'oeil, extra. C'est un ami frçs du Japon?
Visite au site en clin d'oeil, extra. C'est un ami frçs du Japon?
commentaire n° : 3
posté par :
cldie
le: 16/06/2005 07:38:10
Si j't'attrape, j'te plume, jte vide!!!!
commentaire n° : 4
posté par :
Cl.pa
le: 16/06/2005 12:07:58
KM-> T'inquiètes pas j'en avais un bol à Ramen rempli, là c'est juste pour mettre les petits plats dans les grands. Pour la photo en noir & blanc, y a un truc qui pêche. J'ai pas réussi à bien faire la transition entre les feuilles de roquettes flous en arrière plan et le saladier.
cldie-> je me suis contenté de paraphraser la stricte vérité.
Cl.pa-> je t'attends en haut du Vésuve!
cldie-> je me suis contenté de paraphraser la stricte vérité.
Cl.pa-> je t'attends en haut du Vésuve!
commentaire n° : 5
posté par :
MP
(site web)
le: 16/06/2005 13:19:43
il faut aussi aller voir les solfatare de pozuole. c'est interessant. j'ai jamais fait herculanum (seulement pompei) mais ca a l'air tres bien.
commentaire n° : 6
posté par :
KM
(site web)
le: 16/06/2005 14:36:44
Ben moi, j'aime pô les sôlfôtôrs, ça pue, ça pique les yeux et c'est trop chaud quand on marche dessus.
Mais bon, le décore et l'embiance y sont tellement dantesque et unique.
Mais bon, le décore et l'embiance y sont tellement dantesque et unique.
commentaire n° : 7
posté par :
Cl.pa
le: 17/06/2005 11:40:36
ce paysage dantesque est d'ailleurs un veritable enfer !!
commentaire n° : 8
posté par :
KM
le: 17/06/2005 23:02:49
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article


