Ex-potaches

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En rentrant ce soir d'un izakaya situé à Shibuya, nous avons croisé plusieurs groupes d'étudiants qui faisaient subir les pires sévices à Hachiko, le chien qui attend toujours son maître à Shibuya.
Apparemment, ces anciens lycéens fêtaient leur passage à l'âge adulte et cette transition était entérinée par la cérémonie d'intégration au sein des différents clubs de leurs universités respectives. Le principe était de chevaucher le pauvre clebs en haranguant les collègues et les passants de la manière la plus bruyante possible. Si les discours des bizuts étaient bien souvent semblables (je viens de Hokkaido et je m'appelle Jean Michel Tanaka), l'originalité s'exprimait à travers leur costume. Les groupes en particulier se détachaient du lot en proposant des thèmes assez drôles. Durant ce défilé de carnaval, une amie française (protectrice ardente de l'égalité des sexes) m'a fait remarqué un détail typique, aucune des personnes conviées à chevaucher la bête n'était de sexe féminin.
Alors que nous écoutions leurs discours pleins de fougue (d'habitude je dis testotérone mais pour rester dans le ton, j'ai pensé que fougue serait de meilleur aloi), je me suis rendu compte que, primo, je ne n'étais plus étudiant et que, secundo, ces rêvasseries allaient nous faire rater nos derniers trains...
Apparemment, ces anciens lycéens fêtaient leur passage à l'âge adulte et cette transition était entérinée par la cérémonie d'intégration au sein des différents clubs de leurs universités respectives. Le principe était de chevaucher le pauvre clebs en haranguant les collègues et les passants de la manière la plus bruyante possible. Si les discours des bizuts étaient bien souvent semblables (je viens de Hokkaido et je m'appelle Jean Michel Tanaka), l'originalité s'exprimait à travers leur costume. Les groupes en particulier se détachaient du lot en proposant des thèmes assez drôles. Durant ce défilé de carnaval, une amie française (protectrice ardente de l'égalité des sexes) m'a fait remarqué un détail typique, aucune des personnes conviées à chevaucher la bête n'était de sexe féminin.
Alors que nous écoutions leurs discours pleins de fougue (d'habitude je dis testotérone mais pour rester dans le ton, j'ai pensé que fougue serait de meilleur aloi), je me suis rendu compte que, primo, je ne n'étais plus étudiant et que, secundo, ces rêvasseries allaient nous faire rater nos derniers trains...
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